Sous-genres

Death metal mélodique

Le death metal mélodique (ou death mélodique) est une variante du death metal où les harmonies et les mélodies sont plus mises en avant et plus proches du système tonal, contrairement aux chromatismes et autres dissonances caractéristiques du genre. Ce sous-genre est souvent associé à la Suède (en particulier Göteborg) ainsi que la Norvège et la Finlande. On peut citer comme exemples de groupes Scar Symmetry, Children of Bodom, Amon Amarth, Kalmah, At The Gates, Hypocrisy, In Flames, Insomnium, Soilwork, Wintersun, Dark Tranquillity, Arch Enemy, Darkane, The Duskfall, GYZE et les débuts de Eternal Tears of Sorrow, Amorphis, Sentenced ou encore Raintime. Une nouvelle vague du death mélodique voit le jour depuis quelques années avec l’ajout d’éléments païens et historiques à cette musique. Cette évolution est visible sur des groupes tels que Swashbuckle qui inclut des mélodies en rapport avec le thème de la piraterie dans sa musique et Ex Deo qui ajoute des éléments en rapport avec la mythologie romaine, ainsi que des vocaux rappelant le black metal, rajoutant une atmosphère païenne au style. Cette évolution a été annoncée par l’arrivée de groupe tels que Amon Amarth qui est un pionnier du genre en donnant des atmosphères vikings à un death metal très brutal.

Death metal technique

Le death metal technique est un style pouvant allier mélodies et brutalité, mais qui se caractérise plus par le niveau technique des musiciens et l’assemblage de leurs compositions, qui sont souvent très progressives et riches en mesures composées (mesure autre que les mesures ternaire ou binaire classiques, pouvant être divisée de manière irrégulière : par exemple une mesure en 7/4 peut se diviser en 3 + 4, ou en 4 + 3 et pourquoi pas en 2 + 2 + 3, etc.). Le groupe Necrophagist, entre autres, allant même jusqu’à privilégier ces dernières par rapport au 4/4 (qui correspond à quatre noires dans une mesure, soit un rythme binaire). Les précurseurs dans les années 1990, furent Atheist de Floride. Death est parmi les groupes les plus populaires et les plus célèbres, ainsi que les groupes Necrophagist, Quo Vadis, Psycroptic, Decapitated, Daath, Spawn of Possession, Cynic, Carcass, Nocturnus, Beneath the Massacre, Atheist, Neuraxis, The Faceless, Aeon, Kronos, Obscura et Pestilence (qui serait plutôt à classer dans le death metal « classique »). En France, nous pouvons citer Gojira (dont la notoriété est très forte aux États-Unis), Trepalium, Gorod, Scarve, Massacra avec leur album Sign of Decline, Psychobolia, ou le groupe culte Carcariass ce dernier oscillant entre le death metal et le death mélodique.

Brutal death metal

Le brutal death metal émergea avec le mélange de certains aspects structuraux du grindcore comme les blast beat, et du death metal. Ce genre a tendance à être assez technique et très rapide ; la principale différence entre le brutal death metal et le death metal est sans doute sa rapidité d’exécution, souvent entre 230 et 280 BPM. Le brutal death metal est associé à des groupes comme Cannibal Corpse, Krisiun, Aborted, Vader, Nile, Vital Remains, Cryptopsy, Gorguts, Sinister, Suffocation dont l’album Effigy of the Forgotten est une référence en Brutal Death Metal qui a influencé une majorité de groupes de styles dérivés comme Dying Fetus et Kataklysm. Une des caractéristiques premières du brutal death metal est le style de grunt utilisé, souvent très grave. Les paroles sont généralement reliées au gore et chantées d’une manière rapide et saccadée. Les riffs de guitare sont généralement graves et rapides, souvent avec des harmoniques perçantes. Les partitions de batterie sont généralement très variées en style, de la batterie d’ambiance lente aux fameux blast beat. La production de la plupart des albums de brutal death metal donne généralement un son très dense. Des groupes comme les new-yorkais Suffocation ou les Floridiens Cannibal Corpse et Deicide peuvent être considérés comme à l’origine de ce style.

Deathgrind

Le premier groupe de deathgrind est Napalm Death avec Harmony Corruption aux débuts des années 1990 ; pour certains[Qui ?], c’est Terrorizer avec l’album World Downfall à la fin des années 1980. On peut aussi citer le groupe anglais Carcass avec l’album Symphonies of Sickness en 1989.

Le deathgrind est un mélange de l’intensité, de la vitesse et de la durée des morceaux de grindcore classique avec la technicité des compositions de death metal, tout en restant différent du brutal death metal. Les morceaux de deathgrind sont discernables des morceaux de death metal classique par la rareté des solos de guitare, par la durée des titres (généralement en dessous de 3 minutes). Le deathgrind diffère également du grindcore par l’absence substantielle de l’influence du hardcore dans les compositions. Des groupes comme Cattle Decapitation, Cephalic Carnage, Blood Duster, Blood, Brutal Truth, Dying Fetus, Brujeria, représentent bien ce sous-genre.

Les groupes français de ce style sont rares, mais ils incluent notamment Morgue, Infest ou encore Necrogrind.

Death-doom

Le death-doom est un mélange des éléments du death metal, en particulier le grunt associé avec le genre, et de la lenteur du doom metal. Beaucoup considèrent le groupe Cathedral comme le pionnier du sous-genre avec son album Forest of Equilibrium. Cela dit, Winter, un an auparavant, avait aussi mixé death metal et doom. Généralement, les trois groupes reconnus pour avoir fait évoluer le sous-genre sont My Dying Bride, Paradise Lost, et Anathema (sur leurs deux premiers albums, Serenades et The Silent Enigma).

Death symphonique

Le death symphonique est un genre de metal extrême ayant des rythmes très rapides (le blast beat, par exemple) avec un fond orchestral et un chant growl accompagné d’un chant lyrique (type opéra). Des groupes tels que SepticFlesh, Fleshgod Apocalypse appartiennent à ce genre de metal.